Histoire : ( 25 lignes pleines minimum )
*Cours, Lily, cours, surtout ne t’arrêtes pas !*Telle était la pensée qu’avait la jeune humaine à cet instant et elle courrait, bien fidèle à son esprit, inquiète et déstabilisée, mais elle courrait. Le cœur battant la chamade, la demoiselle se faufilait entre les arbres de la forêt. Elle tombait, se relevait et tombait de nouveau, ceci plusieurs fois et toujours le même manège : La peur qu’il la rattrape, les pensées et les paroles de sa mère, avant qu’elle ne murmure son amour, dans un dernier souffle de vie.
- Où crois-tu aller comme ça, petite garce ?Cette voix d’homme, tonitruante et effrayante s’éleva pour résonner dans les oreilles de la jeune fille. Elle ne pu s’empêcher de frissonner et de penser qu’à 19 ans, on était trop jeune pour mourir ... Elle ne voulait pas mourir ! Elle avait peur, peur de ce qui allait lui arriver, et s’il lui arrivait la même chose que ça mère, comment allait-elle le vivre ? Sauf qu’elle ne vivrait plus, l’homme avait vraiment l’air de lui en vouloir. Et pourtant, elle avait beau se demander pourquoi, qui il était et d’où il connaissait sa mère, aucune réponse un tant soit peu concrète ne lui vint à l’esprit.
Son esprit se projeta automatiquement dans le passé, comme pour s’y cacher, pour s’y enfuir et ne jamais retourner à la réalité.
*** FLASH-BACK ***
Il y a dix ans de cela, la petite Lily-Rose vivait avec sa mère et son père, dans une chaleureuse maison, en lisière de forêt. Alors âgée de 9 ans, la petite ne connaissait rien de la vie. Elle se savait paisible et heureuse, avec des parents qui l’aimaient. Elle n’avait pas une grande famille, c’était la seule enfant et elle était gâtée – enfin, autant qu’une fillette de famille modeste le pouvait.
Son père était bucheron et c’était lui qui rapportait l’argent à la maison. Sa mère travaillait au potager, ramassait les légumes et s’occupait de la maison. C’étaient, tous deux, de nobles travailleurs et Lily-Rose eut tôt fait de les aider, elle n’avait pas le choix, elle devait, elle aussi faire des efforts. Cela dit, même dans un milieu modeste, elle n’avait jamais manqué de rien et elle avait toujours été heureuse.
Une année plus tard, la fillette apprit le chagrin, la douleur, l’amertume et le regret. Ce qu’elle ne savait pas, c’était que ses quelques sentiments infâmes allaient revenir rapidement semer le trouble dans sa tranquille petite vie. Son père décéda. On refusa de lui dire comment, elle ne le saurait jamais.
Lily-Rose avait vu sa mère pleurer, longtemps et elle avait dû porter du noir tous les jours. La femme, en bonne catholique, priait Dieu et le remerciait, forçant la gamine à faire pareil. Mais, en silence, dans l’obscurité de sa chambre, la fillette maudissait cette entité. Après tout, si le Tout-Puissant existait réellement, il n’aurait pas faire mourir son père. Bien sûr, à dix ans, on est encore jeune et indécis. Mais elle, de ce côté-là, elle était on ne peut plus fixée : Elle haïssait Dieu ...
Les années passèrent et bientôt, Lily-Rose du travailler plus ardemment. C’était une période difficile, et qui ne rapportait pas beaucoup d’argent. Les deux femmes furent condamnées à travailler avec acharnement pour presque rien. Mais dans cette petite demeure, autrefois si joyeuse, on n’avait pas le droit à la plainte. On devait dire merci et se taire. Parler devenait une perte de temps considérable et ni la mère, ni la fille ne se laissèrent aller à ce genre de distraction. Il n’y en avait que pour la besogne et pour les sous.
Lily-Rose apprit alors, le goût de l’abandon. La vie prenait un tout autre sens et la nuit, quand personne ne l’entendait, ne la regardait ni ne la surveillait, elle se couvrait la tête et ses fins draps qui laissaient passer le froid et pleurait toutes les larmes de son corps. Lorsqu’elle pensait de plus avoir assez d’eau dans son organisme pour les déverser sur son oreiller, elle cessait et s’endormait, avec un mal de tête et les yeux rougis.
*** FIN DU FLASH-BACK ***
Brusquement, les oiseaux arrêtèrent même de siffloter. Bien sûr, il était tard, et vous allez me dire que les oiseaux de chantent pas la nuit. Mais il y a bien les animaux nocturnes, les chouettes, les hiboux et ils hululaient. Mais depuis quelques instants, il n’y avait plus aucun bruit dans la forêt.
Ce n’était pas pour dire, mais ce brusque changement provoqua en la demoiselle en fort mouvement de panique. Elle se plaqua contre un mur, dans l’espoir de passer inaperçue. Mais il n’y avait pas de miracle, elle n’avait pas la faculté de se transformer suivant le décor. Lily cessa donc de respirer, priant ce Dieu qu’elle avait tant renié, lui demandant un peu d’aide, de soutient, ou n’importe quoi qui serrait capable de la sauver.
Bien sûr, Dieu n’existait pas et ce lâche avait déjà laissé mourir son père, sa mère à présent, il n’y avait pas de raison pour qu’il la laisse vivre. Et même si c’était le cas, elle n’avait plus personne, où irait-elle, cette pauvre petite paysanne ?
Une ombre se dressa devant elle et elle ne pu que se tapir un peu plus dans l’ombre de la nuit, les yeux fermés, le cœur battant. Pourquoi diable s’était-elle arrêtée ? Elle aurait encore pu le semer ! Quelques larmes de terreurs coulèrent sur sa joue aux rondeurs encore enfantines. Certainement ses dernières larmes, autant en profiter. Les hoquets qu’elle tentait de dissimuler avertirent le traqueur de sa présence et Lily se retrouva rapidement avec une main sur la bouche. L’homme en profita, tirant avantage de cet endroit, et de cette jeune fille toute fébrile et qui ne savait pas se défendre.
Fier de lui, il planta violemment le couteau dans la chair de la demoiselle, en plein ventre, lui laissant le plaisir de saigner, de souffrir et d’agoniser. L’homme ricana et se retira, comme il en était venu ... Pourquoi la tuer ? Elle l’ignorait ... Mais elle se sentait partir, petit à petit, lentement, avec une douleur atrocement. Une sorte de feu s’était allumé de son ventre, là où elle pressait avec sa main, où le liquide chaud sortait avec rapidité, comme s’il voulait, lui aussi s’enfuir loin d’ici.
Lily-Rose s’assit parterre, la bouche ouverte, cherchant de l’oxygène qui paraissait la fuir, comme si elle était atteinte d’une maladie quelconque. Et elle agonisait, la respiration coupée, le sang qui coulait sans s’arrêter. L’entaille était profonde et la douleur si vive que la demoiselle ne pu se lever, elle pouvait gémir, seul détail qui lui était encore donné. Elle avait le droit de gémir et de déclarer sa douleur au monde entier ...
Petit à petit, le noir, déjà fort présent, décida de l’envahir. Elle ne protesta pas, si ça pouvait l’empêcher d’avoir mal, ce serait jamais joie. Ainsi, désespérée et vaincue, la jeune fille s’en alla, sombrant doucement sur un chemin encore plus noir que cette forêt, encore plus noir que sa vie. Cette dernière la quittait peu à peu, au fur et à mesure que l’obscurité l’envahissait, la vie, lâche qu’elle était, la laissait seule contre tout le reste.
*** 10 ans plus tard ***
- Mademoiselle, votre mère vous cherche. Elle demande à vous voir, dans la salle de séjour. Elle m’a chargée de vous habiller.
La servante s’inclina bien bas, ce qui étira un sourire à la jeune femme. Elle suivit sa bonne jusqu’à sa chambre, et enfila les vêtements sans broncher. Oh, les robes, elle n’aimait pas spécialement, mais c’était surtout pour faire plaisir à sa mère. Et puis, dans qu’elle ne quittait pas le Manoir, tout allait pour le mieux.
Lily’ poussa la porte de la salle de séjour où sa mère était sensée l’attendre. Lorsque la demoiselle entra – veillant à bien refermer derrière elle – elle surprit sa mère entrain de manger des petits gâteaux et de boire du thé. La femme assise là était simplement éblouissante. Elle paraissait jeune et pleine de vie. Au moment où elle vit sa fille, elle faillit s’étouffer avec son biscuit. Elle toussota, reprit ses esprits et s’exclama :
- Ciel, ma chérie ! Il y a longtemps que je ne t’avais pas vu si sublime.- Voyons, Mère, passons-nous te compliments superflus. Vous êtes également resplendissante. Cette robe vous sied à merveille. Père à encore fait des folies, n’est-ce pas ? La femme gloussa et acquiesça, d’excellente humeur et heureuse de voir sa fille. Elle l’invita d’ailleurs à la rejoindre, ce que Lily fit avec élégance. La couleur dominante de la pièce était rouge bordeaux et avec des parures plaquées d’or un peu partout. La famille De Mont-Kareff aimait et admirait tout ce qui était beaux, lumineux et somptueux. La salle de séjour, elle-même était élégante avec ces canapé, sa table en verre au milieu, ses tableaux et ses rideaux.
- Lilyana, ce soir, nous recevons des invités. Je tenais à te l’annoncer avant que tu ne le découvre par toi-même. La fois dernière avait été une catastrophe. Je pensais aller en ville pour acheter quelques affaires indispensables. Voudrais-tu m’accompagner ? La jeune fille accepta avec un enthousiasme non-caché. Sa bonne humeur était revenue en flèche et elle en était toute euphorique.
*** FLASH-BACK***
La jeune fille de 19 ans était étendue sur un lit drapé de soie bordeaux et blanche. Jamais elle n’avait connu pareille douceur, jamais un tissu si fin et si minutieux. A vrai dire, elle était encore sous le choc et le toucher était le premier sens qu’elle avait recouvré. Elle ne se souvenait plus que d’une douleur aiguë, rapidement suivie d’une autre et, ensuite, tout c’était arrêté. Elle avait soudain eut soif, affreusement soif. On lui avait donné un breuvage exquis sans qu’elle n’ait à ouvrir la bouche pour demander.
Ainsi, Lily-Rose prit goût à ce liquide chaud et délicieux qui coulait lentement jusqu’au fond de sa gorge. Ainsi, Lily-Rose était devenue Lilyana De Mont-Kareff, fille de Chasseurs, en étant une, elle-même. Ca mère adoptive – celle qu’elle appelait mère, aujourd’hui – lui avait sauvé la vie. Alors qu’elle agonisait sous la souffrance de la lame, l’être lui avait redonné vie, une seconde vie, une seconde chance. Des bribes de conversations du premier soir lui revenaient encore en mémoire :
- Tu as quoi ? brailla le père de la jeune fille.
Comment as-tu pu faire une chose pareille, Dolorès ? Tu te rends compte que nous allons devoir l’élever à nos frais. - Voyons, Richard, ne soit pas si pénible. Tu voulais un enfant, après tout ... Et puis, tu l’as sentie comme moi. Elle saura se montrer fière de sa famille. Elle a quelque chose que les autres n’ont pas. Et en effet, Lilyana avait su se montrer fière. Bonne élève, elle apprit tout et très vite. Elle avait fait la fierté de son père, en apprenant à se battre à l’épée. L’escrime était un art important, selon lui. Et elle avait également rendu fière sa mère et sachant se montrer respectueuse, polie, bien élevée. Son compté sa grâce, son élégance et sa beauté ‘naturelle’.
Cela dit, Lily’ restait une enfant têtue, gâtée et néanmoins décidée et droite. Elle avait toujours été un peu rebelle. Elle sortait la nuit, pour se balader dans les rues de Lethum et surtout, elle brûlait de pouvoir trouver un post dans sa communauté ... Après tout, peut-être qu’un jour ...
*** FIN DU FLASH-BACK ***
Rang : Simple Chasseur (pour le moment, tout du moins.)
Particularité, Signe particulier ? : Elle porte un pendentif dont tout le monde ignore la signification, elle également, par la même occasion.
Hors RPG
Comment avez vous connu Lethum ? Aaaaaah Mystère et boule de gomme xD Et oui, juste pour embêter le monde, Anya est de retour xD Plus sérieusement : Par la pub sur Gohanldir ^^