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 Bribes d’un meurtre, peur du passé … [PV]

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Elisabeth Naughton
Lycan ~ Espion


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Date d'inscription: 20/05/2007

MessageSujet: Bribes d’un meurtre, peur du passé … [PV]   Mar 5 Juin - 17:25

Les années passaient au ralenti dans cet enfer du nom de Lethum … Les jours s’écoulaient avec une lenteur de plus en plus pesante ; la nuit se faisait désirer, et les pleines lunes devenaient comme des libérations dominées par le sang et la perversion …
Mais ce soir, point de lune, et cela s’annonçait avec un manque certain d’entrain ; l’excitation ne serait pas au rendez-vous. La nuit, les ténèbres semblaient d’une noirceur et d’une profondeur impénétrable. L’air était lourd et chaud. Les ruelles, étroites, ne semblaient pas plus laisser passer l’air que les êtres. Pourtant, nous pouvions encore discerner une once de vie, un souffle obscur, presque haletant. Une brume étrange recouvrait le sol, et par moment remontait, voilant la vision de ces chers humains.


Quelques pas se firent entendre, résonnant sur les pavés. Une démarche sûre, lente, concordant avec cette respiration ténébreuse. Une jeune femme sortit alors du nuage grisâtre et humide. Un sourire mauvais dessiné sur le visage, les mains maculées de sang, elle trouva appuie contre un mur. Ses yeux, rouge et gonflés, se fermèrent. Elle se laissa alors glisser le long du parapet … Les traits de son visage étaient extrêmement placides, mais ses membres semblaient crispés, tendus à l’extrême, comme prêts à lâcher après un effort trop soutenu et violent.
Le liquide rubis perlait encore sur la peau de la douce enfant ; il était encore frais et ruisselait le long des bras, des jambes et du visage d’Elisabeth, finissant sa course sur le sol pavé. Elle tenait dans sa main droite un bout de papier rougi, et imbibé, dans l’autre, une arme ; un poignard, sûrement en acier, habillement travaillé. Sa vêture était simple. Elle portait une robe blanche extrêmement longue, échancrée sur l’avant et l’arrière, et les bras dénudés. Ce n’était pas vraiment une tenue décente pour ainsi baguenauder en plein milieu de la nuit, mais il fallait croire qu’elle avait ses raisons.

Assise, pour ne pas dire affalée sur le sol, elle semblait possédée. En effet, elle avait rouvert ses yeux, mais le résultat était des plus effrayant. Le regard perdu dans l’infini, elle paraissait en connexion avec l’au-delà. Ce qui ce rapprochait plutôt de la vérité. Pour dire vrai, elle tentait de ce remémorer la scène qui venait de se produire quelques minutes auparavant.

Elle était sortit du manoir, dans l’intention de se rafraîchir les idées. Ces temps-ci, ses nuits étaient plutôt agitées. Il fallait qu’elle prenne l’air. La pleine lune ne guettait pas, il fallait donc qu’elle en profite. Elle avait pensé faire un tour à l’auberge du coin, afin de noyer une partie de sa tristesse et de son mal être dans l’alcool, mais les choses ne se passèrent pas comme prévues. Se faufilant, vagabondant çà et là, elle finit par s’égarer par mégarde, bien que la ville lui fût devenue familière. Soudain, elle perçut des cris dans la nuit. Par curiosité, sûrement, elle décida de rejoindre la source de ses exclamations. Quand elle arriva sur les lieux, elle vit une jeune femme, de quelques années son aînée, étendue sur le sol, mutilée, le visage tordu par la douleur. Autour d’elle, se tenaient plusieurs hommes, peut-être trois ou quatre. Elisabeth sentit un frisson remonter le long de son échine. Ses mains devinrent moites, et ses yeux s’arrondirent. Partagée entre la peur et la colère, elle ne sut que faire. Mais elle se décida très vite à bouger quand ses hommes s’approchèrent d’elle. Maintenant c’était vivre ou souffrir, mourir n’étant guère le terme adéquat … Se saisissant du poignard qu’elle gardait en permanence avec elle, elle resta immobile, attendant qu’eux se rapprochent. L’un, le plus grand de la bande, s’avança dangereusement. Un sourire sombre, irradiant son visage d’une lumière malsaine, il se risqua à approcher une main de la jeune femme, afin de la saisir, certainement. Mais son geste fut très vite interrompu. Elisabeth trancha dans le vif, d’un coup sec et maîtrisé, elle sectionna le poignet de l’homme. Sa main tomba sur le dallage, une marque de sang apparut sur le sol. L’homme hurla, se vidant doucement de son sang. De son autre main, il attrapa la jeune fille au cou. Cette dernière se débattit, et fit chuter l’homme à terre. Tranchant l’autre main, elle se retrouva son une pluie de sang.

Elle se sentit soulever, maintenue. Perdant peu à peu le contrôle de son corps et de son être, elle commença à assener des coups à droite et à gauche, sans vraiment avoir de cible. Elle sentit alors de nouveau la terre sous ses pieds. Dans sa folie, elle avait réussit à balafrer l’un des hommes, ayant frapper en plein visage, une plaie saignante et béante cinglait le pauvre malheureux. Partant de l’oeil gauche, au dessous de la lèvre, elle n’avait rien épargné. L’œil pendant allégrement, le nez était écrasé, la lèvre coupée en deux partie rosées et sanguinolentes, le pauvre misérable se tordait de douleur, tentant en vain de replacer son œil dans l’orbite élargi. Celui aux moignons se remettait peu à peu de sa perte, enfin en quelque sorte. Le troisième, car il sembla à la jeune femme que le quatrième avait fuit, ne se portait pas très bien. Blessé à la gorge, celle-ci était ouverte, et déversait par jet le liquide rubis. Le malheureux tentait de combler cette brèche de ses mains, mais il ne faisait qu’aggraver la chose.

Elisabeth soupira. Tout cela ne revenait que par bribes, à la suite était bien confuse. Il lui semblait avoir achevé les hommes, frappant encore et encore, usant de sa nouvelle force. Même après que la Mort soit venue les chercher, elle avait continué de trancher, de découper de sectionner, jusqu’à ce que ces corps perdent tout aspect humain. Prenant soin d’arracher les yeux, elle les pendit à l’aide d’une vieille corde …
Tuer devenait une habitude, elle n’avait plus aucune difficulté à laisser exprimer sa rage, sa colère, et son amertume envers les hommes … ce qui devenait dure, c’était d’avoir l’esprit tranquille, enfin de pouvoir chasser tous ces démons, ces morts qui venaient sans cesse la hanter, sans qu’elle ne puisse jamais parvenir à les chasser …
Elle soupira une nouvelle fois. Elle ouvrit sa main et découvrit le papier imbibé de sang. Elle l’ouvrit mais ce qui y était écrit était bien illisible. Pourtant, elle n’avait pas souvenir de ce mot … Elle leva son autre main, et rangea le poignard à sa place, c'est-à-dire contre sa cuisse. Elle tenta de se relever, mais elle n’y parvint, et en y repensant bien, elle n’y voyait pas vraiment l’utilité …
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Jedediah Valerod
Admin ~ Chef des Sorciers


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MessageSujet: Re: Bribes d’un meurtre, peur du passé … [PV]   Mer 6 Juin - 15:52

Outre le fait que Jedediah observait un groupe d’enfants en train de jouer avec une boule de chiffons, la regard fasciné, la santé mentale du dirigeant était merveilleuse. Ces petits gars , voyous dirons certains, s’amusaient comme des fous, et l’homme était adossé contre un mur humide de Lethum, le regard droit sur le match, un petit sourire de pure suffisance au coin des lèvres. La vue d’un bonheur si simple lui laissait un sentiment de quiétude extrême. Il ne craignait rien, et si un homme mal intentionné s’approchait de lui, il tombait par terre tout seul , comme si on l’avait fauché. C’était bien sûr le sorcier qui s’amusait à sa façon. Les jeunes criaient, rigolaient, s’insultaient, tout en ne sachant pas qu’il remplissait de leur jeu la monde d’apaisement. Dans un coin de rue un pauvre marchant devant ses dettes se faisait en ce moment même tabasser, roué de coup jusqu’à la mort. En infiltrant ses pensées, le chef trouva qu’il avait deux enfants en bas âge, et une femme jeune également. Lui même n’était pas très âgé, commençant juste son métier, aimable héritage de ses illustres ancêtres. Un rire silencieux secoua la corps du sorcier, qui secoua la tête tout en observant toujours les petits êtres souillés de boue et dans des loques. Il n’intervenait pas dans l’affaire, non , les humains étaient aussi idiots que les autres races, et Jedediah était dur, cruel. Pour lui, et dans ce cas précis, cet homme ne méritait pas une deuxième chance. La fruit de l’argent qu’il avait emprunté était alcool et peut être même maîtresse. Il ne méritait pas de vivre. La femme avait fait le mauvais choix, un point c’est tout.


Il n’était pas doux, la seule douceur qu’il connaissait, ou se surprenait à prodiguer était à Stella, et encore quand il ne la frappait pas par colère et exaspération. Les races étaient tellement différentes pour lui. Il se baladait dans la nuit, là, alors que le jour devait plutôt être son milieu. Il était le plus puissant, personne ne lui disait rien. La balle de chiffon arriva à ses pieds, les cris des gamins se faisaient entendre. On lui demandait de la lancer. Des regards convergeaient dans sa direction, l’homme blond adossé contre un mur. L’atmosphère était humide et lourde, du brouillard courait au sol, avec grâce et menace. Le sorcier se baissa souplement, et ramassa l’objet, l’observant quelques instants en se rappelant son enfance en compagnie de Sergeï, il sourit en coin et se dirigea vers le groupe. D’un regard sûr de lui il salua les chenapans, et commença à jouer avec eux, criant lui aussi. Jedediah ne savait pas ce qu’il faisait, en paix et joueur comme il était en ce moment, la simple envie de s’amuser et rire doucement l’enthousiasmait. Les garnements n’y voyaient pas d’objection, l’assurance qui émanait du dirigeant était automatiquement perçue.


" Je viens de marquer un point jeune homme …"


La voix grave et masculine de Jedediah sortit du lot, et il avait posé les mains sur ses hanches en une position outrée. Depuis déjà quelques minutes un adolescent et lui se disputaient sur qui avait gagné ou pas. Tranquillement mais avec agacement l’homme argumentait, contrait, en vain. Son supposé adversaire était un garçon d’environ quinze ans, qui habillé juste de braies difformes et pieds nus était barbouillé de terre. Ses longs cheveux en désordres et emmêlés étaient d’un auburn saisissant . Il commençait tout juste à se muscler, malgré sa condition sans aucun doute modeste. Une image frappa le sorcier , d’un coup … Il avait devant lui sa réplique au même âge, même physique, même cheveux , d’une autre teinte, et cet air déterminé. Il était cependant plus élégant malgré sa pauvreté, et ne jouait pas ainsi dans les rues avant qu’il se soit assuré que tout aille bien pour sa famille et celle de Sergeï. Lentement il baissa les yeux avec hauteur, et il effleura l’esprit du jeune. Oui, pauvreté, faim, mais aussi bonheur. Ce gamin n’était pas triste et tant mieux. Un flot de protestations, d’injures , jaillit de la bouche de contestataire, et baissant la tête humblement Jedediah se rendit , tout en commençant déjà à continuer son chemin :


" J’ai perdu alors ..."


Les rues étaient silencieuses, de rares personnes, mais la nuit était le domaine des Obscurs. Le lieux où les humains avaient joué était près du quartier des Puissants. Il s’enfonça dans les ruelles, ses vêtements mouillaient légèrement. Habillé de braies noires rentrées dans des bottes en cuir marron, il revêtait une chemise d’un vert sombre en toile épaisse. Ses cheveux lui tombaient dans le dos, attachés par une lanière de cuir. Une bague en argent au doigt, il était élégant , malgré la simplicité de ses apparats. Il laissait le pouvoir courir en lui, écoutant plus qu’il ne le devrait. Il s’immobilisa … Quelque chose, quelqu’un , et l’odeur du sang. Oh encore un complot, mais le fait que cette présence soit féminine l’intrigua. Une femme ? Une femme dans un règlement de compte ? Le sorcier grogna légèrement, et plissa les yeux comme pour réfléchir. Il détestait ne pas savoir. L’odeur du sang le guida et il trouva les corps calcinés , broyés , découpés. Se penchant sur eux, il suça un peu du liquide vermeil par amusement, et ironie envers les vampires et chasseurs. Le tueur n’y était pas allé de main morte ma foi … Fermant les yeux , Jedediah s’imagina la scène avec facilité, mais ne chercha pas plus loin, cela lui importait peu. L’odeur de bête fit glisser son regard sur une ruelle pas très loin, et la silhouette affalée d’une femme confirma ses impressions. Une lycanthrope … Un soumis tuant sans être transformé, et féminin, cela était intéressant, mais surtout inquiétant. Chef des Puissants , il avait envie de savoir, et ne s’en priva pas. S’approchant , ses pas se faisant légers mais rythmés, il fronçait les sourcils, des mèches blondes encadrant son visage grave. Ah … rien qu’en effleurant son esprit il voyait le dégoût des hommes, la peur aussi, elle perçait tellement que cela en devenait assez flagrant. Couverte de sang , il la découvrit comme tel,et les mots sortirent de sa bouche tout seuls :


" Mais tu es encore une enfant … un acte si abjecte pour une âme si naïve encore … "


Il s’assit sans préambule en face d’elle, contre le mur, la ruelle était sombre , et étroite. Jedediah ne se cachait pas, cela lui semblait inutile. Il l’observa , belle, délicate, renfermée, et tiraillée. Il sourit légèrement , se félicitant d’être sorti ce soir là. Pour déjà mettre les choses au clair, il déclara du tact au tact sans mascarades :


" Je suis un homme certes mais je ne te violerai pas , je ne te frapperai pas, je ne serai pas l’image que tu te fais de toute l’espèce masculine, et je veux juste comprendre car j’en ai envie. Cela m’importe peu que toi non, seulement je pense que tu ne tenteras rien contre moi. Ton couteau ne m’atteindra pas et je dit cela non par machisme mais réalisme. Alors, tu nous hais, quelqu’un de proche de toi a subi la hose la plus horrible qu’un être homme puisse faire. Et tu déteste être lycanthrope … je peux comprendre. "



Plus honnête que ça , on meurt ...
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Elisabeth Naughton
Lycan ~ Espion


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MessageSujet: Re: Bribes d’un meurtre, peur du passé … [PV]   Mer 13 Juin - 13:59

La chaleur devenait étouffante, et l’humidité n’arrangeait rien. Une brise suave, chaude, transportant des effluves aux senteurs variées, s’efforçait de tracer son chemin à travers les ruelles sinueuses de Lethum.
Elisabeth, toujours adossée à un mur, la tête légèrement penchée sur le côté, tentait en vain d’apercevoir le ciel, les étoiles, et ce semblant de lune. N’osant bouger le moindre de ses membres, elle se contenta de fermer ses yeux, rouges et gonflés par la fatigue. Elle avait envie de crier, d’hurler à la terre entière combien elle avait envie d’en finir une bonne fois pour toute … Mais non ! Non, elle ne devait en aucun terminer cette histoire de la sorte. Elle se l’était interdit. Elle l’avait promis …Elle poussa un long soupir. Elle ne se sentait pas la force de se relever, de retourner au manoir. Elle était pitoyable. Ses membres étaient engourdis ; semblaient pétrifiés, paralysés. Son visage ne traduisait plus la moindre émotion, à part cette étrange sérénité, bien que le pire avait eu lieu, en cette chaude soirée. Elle aurait voulu verser quelques larmes, marquer sa colère et sa tristesse d’une certaine manière, mais ses yeux restèrent secs, brûlant de rage.
Soudain, elle entendit des pas résonner sur les pavés. Un corps sortit de l’épais nuage, dégageant une odeur masculine. Elisabeth n’était pas au bout de ses peines. Pourtant cette fois-ci les choses se passeraient différemment, elle le sentait. Ses yeux se rouvrirent dans un mouvement imperceptible. Elle était exténuée, mais pas à cours de ressources. Elle ressemblait à un animal effarouché, blessé, et près à tout pour survivre. Elle leva les yeux sur l’homme, le toisant de son regard glacial, féroce, dominée par l’animosité. Sa respiration s’accéléra, son pouls augmenta ; elle était à l’affût. Sa poitrine se soulevait nerveusement. Elle lança un regard noir à l’homme. Pourtant celui-ci ne semblait pas vouloir passer son chemin, au contraire, il s’assit même face à la jeune demoiselle. Celle-ci prit cela comme un affront, une attaque personnel. Elle aurait tellement voulu lui sauter au visage et lui arracher les yeux comme elle l’avait fait avec les autres hommes tout à l’heure. Malheureusement, sa force semblait l’avoir abandonnée. On pouvait lire dans son regard une certaine hystérie. Elle tremblait de tout son corps, bougeant frénétiquement, sans vraiment pouvoir agir à sa guise. Puis, soudain, l’homme lui adressa la parole. Elisabeth écarquilla les yeux d’une façon bien étrange. Ce dernier paraissait avoir vu, les corps, le massacre, ces hommes calcinés … Et bien sûr, il se doutait, bien évidemment, que cela était l’œuvre d’Elisabeth. Encore recouverte de sang, ce dernier avait séché, formant, ainsi, par endroit des plaques brunâtres sur la peau de la jeune fille. Blanche, tirant par moment sur le blafard, elle était à présent souillée et maculée de sang séché. Une odeur fortement désagréable, enfin à priori, émanait de la jeune fille. Ses cheveux, pour une fois, détachés, étaient emmêlés et tombaient par paquets noirs de sang sur ses frêles et innocentes épaules. Ses mains tremblantes, crispées, étaient meurtries, et elles aussi tachées. Des morceaux de chair s’accumulaient encore sous ses ongles. Elle était frissonnante, apeurée, aux aguets.

Les paroles de cet homme résonnaient encore dans sa tête, ricochaient à droite et gauche, s’en vraiment qu’elle puisse en comprendre le sens. Elle regarda l’homme avec effarement, et retourna encore ces mots dans sa petite tête. Devait-elle vraiment répondre, dire quelque chose ? Ou devait-elle garder le silence ? Elle soupira et ferma ses yeux. Elle préféra ignorer l’homme, ses propos. Mais les dires de ce dernier ne voulaient, à présent, plus quitté l’esprit de la jeune lycanthrope. Oui … pourquoi avait-elle commis tous ces meurtres ? Pourquoi avait-elle tué ces hommes ? La question ne se posait même plus à présent. Ses yeux se rouvrir lentement. Dévisageant l’homme d’une manière peu délicate, ses lèvres se desserrèrent dans un mouvement des plus imperceptibles. Là, son regard se voila, se troubla, comme si la souffrance débordait par tous les orifices. Puis, tout doucement, elle se calme, reprenant peu à peu son calme. Ses yeux s’arrondirent, ses mains se relâchèrent, elle parut alors changée de tout au tout. Jaugeant l’homme d’une manière plus convenable, elle se décida enfin à parler, d’une voix neutre et froide :

« Pourquoi … ? Parce qu’ils doivent payer, tout simplement … Je ne peux tolérer que des êtres tels qu’eux puissent encore vivre sur cette terre, qu’elle soit pleine de débauche ou non. Je vous hais tous autant que vous êtes … Et les âmes pures se font de plus en plus rares. Je me fais donc un devoir de débarrasser ce monde de toute sa vermine. La vengeance est si douce … que sa volupté impie me permet en quelque sorte de pouvoir oublier certaine chose dont je pourrais avec plaisir me passer ...

Un sourire amer se dessina alors sur ses lèvres, encore noires de sang. Elle regarda l’homme. Oui, en effet, il ne semblait comme les autres. En tout cas, il avait déjà la franchise dont les autres manquaient, et elle se doutait qu’il ne tenterait rien. Malgré tout, il n’était pas question de copiner avec ce genre de personne, ou avec quiconque d’ailleurs. Les amis étaient bien le cadet de ses soucis en ce moment. Mais si cet homme voulait savoir, ou tout du moins comprendre, pourquoi ne lui donnerai-t-elle pas satisfaction ? Après tout, qu’avait-elle à perdre ? Plus grand, à présent, vous me direz …
Elle respira une grande bouffée d’air, mais n’y trouva aucun courage. L’atmosphère était tellement lourde, pesante, que la jeune fille ne rêvait plus que d’une chose : faire un tour dans la Seine. Certes, ce n’était peut-être pas vraiment conseillé, mais elle n’avait plus la moindre limite ; les règles du jeu avaient été annihilées au moment même où la bête avait pénétré la chair de la tendre enfant de ces crocs acérés. Elle le regarda froidement et dit, d’une voix dépourvue de tout sentiment :


« Vous avez peut-être raison … De toute façon, je ne vois pas pourquoi je vous cacherai quelque chose. Ma sœur a été violée, puis tuée devant mes yeux, et il fallait croire que ces hommes ne s’en sont pas repaît car après j’ai eu le droit au même traitement … Je ne plus confiance en quiconque, l’espèce humaine m’a déçu, j’ai perdu toute foi dans les hommes … On croit bien souvent que le mal vient d’ailleurs, de l’obscurité, mais on se trompe, le mal est partout où on peut le voir, à la lueur du jour les âmes se révèlent. La nuit, la nuit a le don de faire tomber les masques … Je vous déteste … tous autant que vous êtes, car vous m’avez arracher tout ce que j’avais, vous avez détruis ma vie. Je dis vous, que certes, vous n’êtes pas tous pareils, mais plus le temps passe, plus mes yeux s’ouvrent sur la réalité de ce monde. J’ai honte … j’ai honte d’être de la même espèce, j’ai honte … Bien que vous puissiez comprendre, vous n’arrangerez rien, personne ne pourra jamais rien y faire, ni moi, ni personne … mais j’ai l’infime espoir, qu’à chaque fois que j’envoie un des ses hommes, viles et cruels, en enfer, et bien de faire une bonne action, de libéré le monde d’un fardeau, et je pense que je ne suis pas très loin de la vérité. Et pour répondre à ce que vous disiez tout à l’heure, je ne suis pas naïve …

C’était bien la première fois qu’elle se confiait ainsi à un homme. Mais elle n’avait perdre. Et puis, elle n’était pas en mesure de l’affronter elle était trop faible, et elle sentait très bien que ce n’était pas n’importe qui pour ainsi venir à elle de la sorte. Un humain normal ne l’aurait jamais approchée ainsi, telle qu’elle présentait, maculée de sang, souillée et bien sûr armée. Et puis, elle avait analysé chaque mot comme elle avait souvent tendance à le faire, et elle se souvenait qu’il avait dit que ce couteau ne l’atteindrait jamais.
Il n’était comme les autres …
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Jedediah Valerod
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MessageSujet: Re: Bribes d’un meurtre, peur du passé … [PV]   Dim 17 Juin - 17:19

Jedediah observait d’un air tout à fait impassible l’être devant lui, ses yeux la parcourant avec une certaine froideur et pourtant sans méchanceté. Il était curieux, une pauvre lycanthrope aux rêves brisés, voilà ce qu’il voyait. Dans un sens cela l’amusait, il avait vu la joie quelques instants plus tôt, un bonheur tout simple mais pourtant précieux. Maintenant se trouvait la tristesse et la haine. Son humeur était paisible , son être en quiétude. Cette paix intérieure était précaire, il ne lui fallait effectivement jamais beaucoup pour déclencher une crise de rage totalement imprévue. Assis dans l’ombre comme il l’était , la tête penchée de côté et posée sur un de ses genoux replié contre son torse, il ne bougeait pas. Dans ses pensées , et attendant que la demoiselle parle, il le fixait de son regard sombre , et réfléchissait. Son pouvoir effleurait les esprits des humains qui dormaient dans les maisons modestes. L’odeur du sang lui titillait les narine, et il fronçait légèrement les sourcils comme par réprimande. Pourquoi le sang ? Il préférait tuer dans un craquement d’os , rompant toute vie d’un coup sec. Sa rage était passée et il ne se salissait pas. Un bain .. Tiens oui il avait envie de sa laver, rien que cette senteur cuivrée et métallique que celle de flux raison de toute vie le faisait se sentir sale. Certes l’époque n’était pas à l’apogée de sa propreté mais tout de même.

La jeune fille , petite enfant pour Jedediah, consentit à parler, sa voix ne laissant en aucun cas transparaître une quelconque émotion. Enfin, en effleurant son esprit elle trahissait sans le vouloir ses réelles pensées. Ah , mais non seulement elle éprouvait du dégoût, mais elle pouvait le tuer , elle était capable par sa volonté. Il tressaillit de moquerie sourde. Pour lui tout cela était tellement minable, la dureté de son caractère n’éprouvait aucune pitié pour cette créature, il n’avait même pas de respect finalement. Alors sa voix retentit doucement , doucereuse mais cruelle, respirant une vérité et une sincérité féroce propre au dirigeant :


" Tu t’en fais un devoir … Pauvre petite fille, tu te crois déjà grande. Mais regarde toi très chère, comment veux tu être le Dieu que tu t’imagines être ? Alors ton âme est si grande .. Si grande qu’elle a le droit de faire justice, si grande qu’elle possède pouvoir de tuer ? T’es tu déjà posé cette question ? En as tu le droit ? Tu es faible , trop faible , ta volonté est minable, elle n’est puissante que par son désespoir. Tu te morfonds dans ton passé , tu le chéries même si tu dis le haïr. Alors voilà , il te faut du sang , du sang qui selon toi est abjecte, du sang pour te soulager , soulager ton âme si petite."

Ses yeux la parcouraient et son sourire se comparait à un rictus. Pourtant il n’avait pas de posture agressive, juste très calme et apaisée. Les mots sortaient de sa bouches en une offensive bien soignée et destructrice. Cependant ces flèches verbales pouvaient tout aussi bien être bénéfiques. Les conseils et les encouragement , la révolte aussi se cachait derrière cette horde précise. Mais qui pouvait s’en douter ? Une jeune fille à l’âme tourmentée , illusionnée par son mépris de toute chose masculine ? Cela serait très surprenant croyez moi. Le chef craqua ses doigts un à un , d’une manière tout à fait agaçante pour quiconque l’écoutait, mais son assurance était tellement que celle ci était restait perceptible , même dans ce simple geste. Les mèches blondes encadraient son visage , ne donnant aucune impression d’innocence mais plutôt d’une honnêteté désespérante. Les plis délicats pour n’importe quel autre visage que celui là accentuaient le sérieux de Jedediah. Il prenait son temps pour répondre à la deuxième tirade de la jeune fille, il observait le bout de sa botte tout en laissant les mots l’envahir une nouvelle fois pour être tirés ensuite.

"Et pourtant si , tu es naïve … Tu es naïve de penser à appartenir à la même race que moi. Tu es loup garou, moi … autre chose … mais pas humain. Le viol est une chose impitoyable , et pourtant tu ne sembles pas t’en rendre compte ma petite. L’image de ta sœur les traits déformés par la douleur et le dégoût te reste , elle te hante et te manipule. Tu es faible, et ne mérite aucun respect. Ton passé douloureux n’est pour toi qu’un objet sur quoi s’appuyer et s’excuser , se justifier. Tu peux briser son espoir belle demoiselle , car cela n’en ai pas un. Ta nature lycanthropie n’est pas très puissante mais elle me semble noble , tu ternies cette image en étant couverte d’un sang qui ne te revient pas. Et bien des âmes pures , je suis d’accord avec toi, il y en a peu. Mais seules des âmes pures font le bien , en apportant des petits bonheur et sourires. Ton action n’apporte rien finalement , rien à part ton propre réconfort , ta propre illusion. Ton action n’était pas en faveur du monde sais tu ? C’était de la boucherie , de la simple boucherie , le repas d’une âme éperdue et ayant besoin d’être soulevée de l’eau pour revenir sur terre. Les tuer était peut être nécessaire , admettons , mais … d’après toi , demain , quand cette masse de chaire sera retrouvée , le monde ira mieux ? Les rumeurs s’envoleront , l’horreur jaillira dans les cœurs , plus que le viol. Car on racontera l’acte d’une personne ayant tué trois violeurs , mais avec une sauvagerie et un plaisir idem au péché des victimes. Tu es prévisible , mes paroles vont avoir à ton oreille quelque chose de faux , sauvage , cruel , plein de haine , ta réaction est si dérisoire finalement , j’entend les pleurs de ton être d’ici, si près pourtant …"

Il passa sa langue sur ses lèvres pour les humidifier , et se désola de la beauté naïve et fragile de la demoiselle. Elle avait vécu certes, mais aucune excuse n’était admettre Jamais . Elle aurait du se relever , être forte , et non sombrer dans la folie et les méandres de la vengeance… Celles ci dévorent … Jedediah soupira , et d’une manière toute à lui plaça une mèche blonde derrière son oreille droite. Baissant le regard , il laissa une sorte de paix envahir es lieux grâce à ses pouvoirs.
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Elisabeth Naughton
Lycan ~ Espion


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Date d'inscription: 20/05/2007

MessageSujet: Re: Bribes d’un meurtre, peur du passé … [PV]   Lun 18 Juin - 16:16

Le ciel était couvert, et nuageux. Dissimulées aux yeux de tous, les étoiles scintillaient, brillaient en secret. Elisabeth soupira, seule et désabusée. Elle n’allait pas bien, elle n’allait plus bien. Le temps des gamineries et des enfantillages étant passé, il lui fallait trouver autre occupation, digne de l’adulte qu’elle croyait déjà être. Mais les plaisirs de ce monde lui semblaient fades, sans goût, dépourvus de saveur. L’argent … à quoi bon. Elle pouvait tout avoir, quand elle le désirait, d’un simple claquement de doigt. La force, et l’agilité lui permettaient d’ouvrir toutes les portes, au même titre que la beauté, et la jeunesse. L’alcool … était devenu son meilleur ami. Un ami perfide, et mortel et pourtant tellement plaisant. Le danger attire, excite. Le Se*e … était une chose qui lui était familière, depuis bien longtemps. Mais elle n’y trouvait plus aucun plaisir. La chair n’avait jamais eu ce goût tant escompter ; jamais, avec un homme ou une femme, elle n’avait pu découvrir ces ravissements. Le fruit resterait défendu, amer et gâté. Qu’avait-elle dans la vie ? Plus de famille, pas un ami, pas une épaule sur laquelle pleurer ou se reposer, plus rien ... Il ne lui restait rien, tout s’était envolé, brisé à jamais. Mais sa condition de lycanthrope lui permettait de vivre tant bien que mal. La force et l’agilité que lui conférait sa nouvelle condition lui étaient malgré tout d’une grande utilité. Elle n’avait plus le moindre ennuie avec quiconque ; personne n’osait l’affronter, la contrarier. Elle avait touts les droits, aucune limite. Cela était peut-être la cause au manque conséquent d’autorité ; jamais elle n’avait était encadrée. Personne n’avait jamais été là pour elle, ni parent, ni proche. Depuis l’âge de huit ans, elle avait dû se débrouiller toute seule, régler sa vie comme elle le pouvait, même pesant sous le poids de sa lycanthropie. Et aujourd’hui, le résultat était des plus déplorables, mais elle était toujours là. Elle était pitoyable -peut-être un brin naïve- portée par des espérances nouvelles, des rêves fous ; c’était ainsi qu’elle pouvait avancer, autrement c’était impossible. Trouver de l’espoir dans le néant était bien dur, mais croyez qu’elle y parvenait temps bien que mal. Elle était forte, malgré toutes ses brèches, elle était insubmersible. Tant de flèches l’avaient meurtrie, un gouffre sans fond s’était ouvert, béant, sous ses pieds. Et pourtant … et pourtant elle était toujours là. Dans sa tête, la vérité ne lui appartenait qu’à elle seule. Elle avait tord … Mais c’était cela qui l’aidait. La folie assiste, soutient, dissimule en partie la cruauté du monde, l’enveloppe d’un voile sombre. Dans les méandres de son esprit, elle était en quelque sorte l’envoyée de Dieu. Une fillette au destin fantastique, une héroïne romanesque. Elle avait été choisie. Transformée par en monstre, pour sauver le monde, la débarrasser de ses parasites. Plus monstre, mais messie, elle était à présent sur cette terre pour accomplir une mission. Sinon, pourquoi aurait-elle été transformée, condamnée à tord par ce Dieu ? Voilà, ce qui animait ce petit être frêle et fragile. Mais, bien sûr, elle était en plein délire, mais qui aurait pu la contrer, la remettre dans le droit chemin, l’aider … personne. Elle était seule, pour toujours.
Elle écarquilla ses magnifiques yeux verts, et dévisagea l’homme avec impudence, comme si ce dernier venait de dire la plus grosse énormité que ses frêles oreilles n’eurent jamais entendu. Un sourire niais se dessina alors sur ses lèvres, comme si elle prenait l’homme pour le plus grand benêt que la terre est accueilli en ces ténèbres. Soudain, ses lèvres se desserrèrent et elle lança, d’une voix remplie de passion, animée par des convictions erronées :

« Qui êtes-vous pour proférer de telles paroles, pour ainsi prétendre me connaître, et affirmer, à tord, que je ne sais pas ce que je fais ?! Je vous interdis de vous lancer dans pareil monologue, de tenter de briser mes convictions de vos dires fallacieux. Vous ne savez rien de moi ! Vous croyez peut-être être capable de pénétrer l’âme de gens, mais la mienne vous sera à jamais inconnue. Certes je ne suis pas Dieu, mais lui-même m’a confié cette mission. Si il a fait de moi ce que je suis à présent, ce n’était que dans l’intention de protéger les faibles, et d’annihiler tout ce qui est mauvais dans la race humaine ! Mon âme est plus grande que ce que pouvez croire, sinon pourquoi m’aurait-il choisi moi, et pas une autre ?! Le sang … La vérité, la justice, le bonheur, et la sérénité au prix du sang si il le faut vraiment. Croyez-vous vraiment que les choses peuvent s’arranger sans sacrifices, que le monde tournera plus rond sans abnégation, courage et parfois cruauté ? La souffrance pour tous ces meurtriers, voleurs, violeurs, n’est que la première étape, je ne fais que leur ouvrir un passage vers les enfers, où ils seront punis avec mesure et discernement ! Et pour répondre à votre question … Oui, je l’ai droit de faire justice, oui j’ai le droit de tuer, mais sous le nom de Dieu … »

Un sourire victorieux se dessina alors sur ses lèvres, irradiant son visage d’une lumière étrange. Jamais elle n’avait fait par de ces convictions à quiconque, mais il fallait bien une première fois à tout. Continuant de dévisager l’homme avec insistance, l’observant craquer ses doigts un à un, elle reprit son calme. Elle allait mal, mais cela n’était que la face visible … Le trouble était plus grand, plus profond. Elle n’avait pas de fondement, aucune règle, aucun garde-fou …rien au monde ne semblait pouvoir l’arrêter ou lui faire prendre conscience de son erreur, de ses péchés. La folie … était devenue son amie, une amie fidèle et dévouée, aimante et accoutumée, ne semblant vouloir quittée la jeune fille. Le vide semblait s’être installé en Elisabeth. Et peu à peu, ce dernier se remplissait de souffrance, de haine, de dégoût, de convictions fausses et destructrices.
Soudain, l’homme répondit à ses paroles. Ses mots étaient comme des piques. Mais le corps de la jeune fille était déjà lacéré à l’infinie, si bien que les lames s’enfoncèrent dans la profondeur sans vraiment atteindre l’enfant en son cœur. Le mots étaient blessants mais à ses oreilles perdaient tout sens et raison. Pour elle, il avait tord, c’était ainsi et pas autrement. Elle soupira, crispant les poings, prête à frapper. Assise sur le sol, les jambes écartées et légèrement repliées, la tête penchée en avant, elle dévisageait l’homme encore et toujours de ses yeux brillant de rage, et pourtant … Quand celui-ci termina de parler, Elisabeth sentit une étrange sérénité l’envahir, la paix … Mais ce n’était pas assez pour l’empêcher de s’exprimer à nouveau, sur la raison de son comportement et de son trouble.
Tremblant de tout son corps, de rage ou d’émotion autre, elle dit d’une voix calme, malgré elle :

« Vous avez tord ! Et arrêtez de vous exprimez en ces termes ! Vous ne savez rien, rien et rien ! Le viol est une chose impitoyable et je m’en rends compte, croyez-moi ! Mais qui êtes vous pour parler de choses dont vous ne savez rien. Avez-vous vécu pareil supplice, avez-vous subi pareil traitement, avez-vous souffert jusqu’à implorer les enfers de vous damner ?! Mon action n’est pas inutile. Mais les gens ne s’en rendent pas compte. Ils vivent dans leur bulle sans vraiment se soucier du reste. Ils ne voient le mal que quand la mort à frapper, pour le bien ou le mal. Mais dans le cas contraire ils restent aveugles. Imaginez que je n’eusse pas tué ces hommes, et que quelques jours, voire quelques heures après ils recommencent leur petit jeu, leur tuerie … Ne suis-je pas nécessaire dans ce cas ? Ils devaient mourir pour avoir enlevé ces vies, pour avoir souillé ces femmes, pour avoir fait tant de mal … Et c’est moi qui m’en suis chargée. Je devais le faire ! Vous pensez que je ne mérite aucun respect, c’est votre choix, pensez ce que vous voulez votre avis m’importe peu. Je fais ce que j’ai à faire que cela plaise ou non. Je tue avec sauvagerie, peut-être avec plaisir, mais n’ai-je pas le droit … ? Ces hommes n’étaient pas innocents ! Méritaient-ils de vivre d’après vous ? Avaient-ils encore le droit de demeurer en terme humain ? Je ne crois pas … J’en suis certaine. Vous n’avez rien à me dire, vous n’avez pas à affirmer que ce que je fais est mal. Vous pensez comme les autres, vous êtes prévisible comme ils le sont, vous êtes différent mais en comptant des limites, vous ne voyez que la vie comme tout le monde la voie, et non comme elle est vraiment … »

Elle soupira. La colère était passée, elle s’était calmée. Mais elle sentait qu’une nouvelle pluie de piques allait s’abattre sur elle. Mais peu importe, elle était prête à tout pour aller au bout de ses idéo. C’en serait ainsi et pas autrement.

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Jaekel Graham
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MessageSujet: Re: Bribes d’un meurtre, peur du passé … [PV]   Dim 1 Juil - 13:11

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Bribes d’un meurtre, peur du passé … [PV]

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