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| | | Marie-Eziline De Fleuriaye[ Validé] | |
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Marie-Eziline Fleuriaye Simple Vampire

Nombre de messages: 10 Date d'inscription: 24/06/2007
 | Sujet: Marie-Eziline De Fleuriaye[ Validé] Dim 24 Juin - 18:22 | |
| * Nom : Fleuriaye (De) * Prénom : Marie-Eziline * Âge : 18 ans d’apparence, mais est âgée en réalité de 177 ans. * Description Physique : Eziline est une jeune femme de taille moyenne. Bien faite de sa personne, elle est robuste, et très agile. Bien formée, aux courbes généreuses et charnelles, elle est d’une beauté à couper le souffle. Des hanches sortantes, une poitrine plutôt avantageuse, voilà des arguments de poids. Brune, elle possède une longue chevelure foncée, légèrement ondulée. Ces cheveux sont souvent détachés et volent librement. Ce voile sombre encadre un visage d’une pureté presque enfantine. Ezi possède de magnifiques yeux bleus, d’une profondeur abyssale, reflétant une mélancolie fatiguée. Son nez est petit et légèrement épaté. Ses lèvres charnues et rosées, lui rajoute un charme incontestable. Sa peau est extrêmement blanche, mais pas blafarde, cela est plutôt une blancheur noble, reste vilipendés d’une vie envolée. Eziline est d’une beauté qu’on pourrait qualifier de céleste, voire même angélique. Elle parait d’une pureté et d’une légèreté sans limite. Mais son minois éthéré dissimule bien des ténèbres … Néanmoins sa beauté ne semble pas encore avoir atteint son apogée. Différents détails permettent désormais de la différencier : elle arbore différents morceaux de métal … Cinq se trouvent sous sa lèvres inférieure, quatre au-dessus de son œil droit, quatre encore au niveau de son ombilic, huit autours de son mamelon droit, deux sur son bras droit, et une multitude autour de sa gorge, cinglant son cou. Elle affiche aussi différentes marques noires, une sous son œil droit, une autre s’étalant de son sein droit jusqu’au bras du même côté, et une dernière au niveau du nombril. Ces dessins représentent, entre autre, cette vie de débauche et d’excès, qui aujourd’hui est révolue, enfin … à priori. Eziline a un style vestimentaire très simple, très sobre. Elle est souvent vêtue de robes de laine, recouverte d’un châle quelconque, chaussant des bottes de cuir noir. Sa vie de mondanités s’étant envolée pour toujours, elle ne se contente désormais que du strict minimum. Elle n’use d’aucun artifice, n’y voyant plus l’utilité. La soie, le velours, ces tissus chers ne l’intéressent plus. Les pierreries, parures dorées, ne l’ont jamais laissée aussi indifférente. Toutes ces choses superficielles ne riment plus à rien, n’ont plus aucun sens pour Ezi. Elle dénigre le snobisme et la frivolité. La simplicité et devenu son mot d’ordre. En dehors de ces nombreux morceaux de métal, argent, qu’elle arbore en permanence, elle porte à son cou, un magnifique collier, en argent aussi, pendant, et descendant en dessous de sa poitrine. Elle affiche aussi, à ses oreilles de longues boucles d’oreilles en argent elles aussi. C’est peut-être les seules choses qui puissent relier avec son passé. Eziline est d’une très grande prestance. Autrefois comtesse, elle a su mettre à profit tout ce qu’on lui avait enseigné pendant toutes ces années. Elle est d’une grâce et d’une contenance à toute épreuve. Elle sait se conduire en société, et si elle n’avait pas renoncé à cette vie flavescente croyez-moi qu’elle n’aurait pas m’y longtemps à retourner parmi les siens. Mais tout cela ne l’intéresse plus à présent, cela a perdu tout sens et raison. Sa simple présence dégage quelque chose de fort, de droit, mais d’apaisant. Cette une femme plutôt strict, parfois rigide, enfin aux premiers abords. Quand on la connaît mieux, on peut s’apercevoir que tout cela n’est qu’apparence … * Description Morale :
Eziline est un femme comme tant d’autres. Elle n’est pas particulièrement différente. Enfin, aux premiers abords … C’est une jeune femme attachée à la simplicité et aux joies de la vie telle qu’elle devrait être célébrée. Autrefois comtesse, elle a renoncé à toutes ces frivolités futiles. Aujourd’hui femme, et respectueuse des traditions, elle fait preuve d’un très grand savoir-vivre. Pour elle, la vie est une chose très importante, qui ne doit être en aucun cas bafouée. Bien sûr, cela peut paraître contradictoire avec son statut de vampire, et pourtant … Et pourtant, elle sait faire preuve d’un très grand civisme, si l’on qualifier cela de la sorte. Pour elle tuer n’est pas un jeu, c’est juste un moyen de se nourrir. Elle ne met ni cœur, ni plaisir, à occire des humains. Elle n’est pas sauvage ; elle est très distinguée. Ce n’est pas un monstre de la nuit, comme en sont souvent qualifiés ses confrères. Tuer est une chose avec laquelle on ne plaisante pas. Ôter une vie n’est pas une bagatelle, une futilité, comme bon nombre de vampires se plaisent à le croire. Cela est une chose. Elle possède un grand esprit, et n’est en aucun cas une bête assoiffée de sang qui passe son temps dans les tavernes à boire nuit et jour, elle a besoin de bien d’autre chose. Elle se plait à lire, à contempler les merveilles d’une nuit, et à baguenauder çà et là, à la recherche de quelconques nouveautés dans la ville. Ces journées ne se résument pas à chasser et à tuer. De plus, elle est très cultivée, et intelligente de surcroît. Elevée dans une famille noble, elle a très vite appris à se tenir, à côtoyer les grands de ce monde, à savoir parler en société, à savoir paraître … L’être, lui avait-on dit, était une chose qu’il fallait garder pour soi, qu’il ne fallait en aucun cas afficher. D’ailleurs c’était bien une chose qu’elle n’avait jamais réussit à comprendre. Eziline est d’une très grande gentillesse, gentillesse qui a, malgré tout, des limites. Il ne faut pas la contrarier, s’en moquer, ou faire preuves d’autres folies qui s’avérerait dangereuses et bien sûr mortelle. Mais elle n’en arrive jamais au point de devoir tuer, elle sait user d’autres arguments bien plus intelligents, à son goût. Elle adore les enfants. Elle n’a jamais vraiment su pourquoi mais depuis toute jeune, elle avait toujours voulu en avoir un rien qu’à elle, pouvoir l’élever, lui apprendre tout ce qu’elle savait, lui ouvrir les yeux sur le monde comme elle avait su le faire, mais elle s’aperçut très vite qu’elle en parfaitement incapable, et les choses qui eurent lieux par la suite n’arrangèrent rien au problème … Eziline est une personne très calme, et pondérée ; elle ne s’emporte que très rarement, et si cela se produit c’est que la situation l’oblige. Elle est douce, et attentionnée. Elle n’a aucun mal à aller vers les gens, au contraire. Déjà depuis toute jeune, ses parents étaient fiers de voir avec quelle facilité elle arrivait à se lier avec les gens. Elle aime être entourée, et se sentir aimée. Elle apprécie le calme de la nuit même si des fois la lumière du jour vient à lui manquer. Cette chaleur, cette douceur, cette volupté, la font encore rêver. Eziline est une jeune femme qui a un très grand sens moral et qui se rends très vite compte de la valeur des choses. Autrefois aveugle et attachée aux futilités, elle sait à présent ce qui est le plus important. La vie est la plus belle chose au monde, une chose qui ne doit en aucun cas être violée. Mais comme tout être, elle n’est pas parfaite, même si cette description morale pourrait le suggérer. Elle a aussi ses défauts. Entre autre, elle est attachée au Se*e. Chose bien étrange me direz-vous, mais c’est ainsi. Elle n’est pas vraiment naïve mais il lui arrive parfois de se laisser emporter, de suivre n’importe qui. Ce genre de choses n’arrive plus aussi fréquemment que par le passé, mais c’est bien l’un de ses plus grands défauts. Elle pourrait faire confiance à n’importe qui. La méfiance n’est pas ce qui la qualifierait le mieux, loin de là. Elle représenterait simplement la joie de vivre. Toujours pétillante et active, elle ne se laisse jamais aller. La tristesse, la colère ou la haine, ne semblent pouvoir l’atteindre. Par contre, il se peut qu’elle se montre par moment craintive. Elle ne recherche rien de spécial dans la vie, ni amour, ni guerre. Elle essaye juste de tracer son chemin du mieux qu’elle le peut. Elle sait se montrer très serviable, et elle aime être à l’écoute des autres. Dans ses quelques défauts, on pourrait compter le fait, qu’elle adore s’amuser avec les hommes, se jouer d’eux, les charmer, les séduire, pour ensuite les laisser en plan, ou tout simplement les envoyer paître. C’est une séductrice hors paire, et déjà depuis toute jeune, elle a toujours su comment utiliser ses charmes, à bon ou à mauvais escient. Sinon que dire d’autre ? Même si sa transformation n’a pas vraiment été un cadeau, elle n’est en aucun cas désireuse de se venger. Elle accepte. Elle y a même réfléchis, et a compris qu’elle y avait sûrement gagné quelque chose. Car sans cette transformation, peut-être n’aurait-elle jamais ouvert les yeux sur le monde et sur la véritable valeur d’une vie. Peut-être même lui était-elle redevable … |
|  | | Marie-Eziline Fleuriaye Simple Vampire

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 | Sujet: Re: Marie-Eziline De Fleuriaye[ Validé] Lun 25 Juin - 17:42 | |
| * Ses peurs, ses rêves et son but :
La mort … Voilà peut-être la plus grande peur d’Eziline. Depuis, ce fameux soir, le soir où tout a basculé, elle a une peur bleue de la mort. Chaque jour qui passe cette peur la ronge. Parfois, elle tente de l’oublier mais cette dernière revient à la charge plus forte que jamais. Tous les deux nuits, quand elle part à ville pour trouver ce qui sera son repas, sa pitance, elle ne craint qu’une seule chose : tomber sur un religieux. Et quand bien même arriverait-elle entière jusqu’à sa future victime cette peur étrange la reprend en plongeant son regard dans celui de l’infortuné. Des yeux ronds, aux pupilles dilatées, dans lesquels on ne peut discerner qu’une seule chose : la peur de la mort. Combien de fois, avait-elle relâché, libéré sa victime avant de puiser en elle le sang, et la vie, qui lui était tant nécessaire. Elle ne pouvait supporter ces gémissements, ces pleurs, ces yeux … Car c’était à cet instant qu’elle se rendait compte que rien ne la séparait de cette personne, rien. Ils étaient sur le même piédestal, seuls face à la mort, bien que seule Eziline pouvait la contrôler et c’était cela qui lui faisait le plus peur … Mais bien sûr, il y avait toujours les religieux. Il n’y a pas d’autres choses qui vaille le coup d’être citées en tant que peur, digne de ce nom. Ses rêves ? Peut-être pouvoir subsister sans être obligée de tuer, ou pouvoir se nourrir d’autre chose que de l’humain. Etre vampire n’est peut-être pas ce qui lui déplait le plus dans sa condition, la chose qui l’insupporte est la mort, ce contrôle impie sur la vie, alors qu’elle n’en a aucun droit. Elle rêverait sûrement de quitter Lethum, mais c’est certainement le seul endroit où elle est réellement en sécurité, enfin dans un sens. Où aller si ce n’est à Lethum ? Dans la forêt et vivre avec les bêtes comme une bête, très peu pour Eziline. Elle préférait encore rester dans la capitale, au moins elle pouvait subvenir à ses besoins d’humain, enfin de vampire, civilisé. Sinon, peut-être trouver quelqu’un pour l’accompagner dans son périple. Elle n’apprécie guère la solitude, elle a besoin d’être entourée. Et demeurée seule, jour après jour, ne l’aide pas vraiment. Etre vampire est une chose, mais cela n’implique pas forcément qu’il faut demeurer seul, terrer dans un trou, et sortir uniquement pour chasser et se nourrir. Son but … Que dire ? Elle n’en a pas vraiment. Elle erre. Elle veut juste tenter de mener une existence droite, simple, et faire ce qu’elle a faire, ce qui n’est pas très clair je dois l’avouer. Autrefois, elle aurait tout simplement voulu fonder une famille, ce qui s’avère aujourd’hui impossible, dû à sa double stérilité pour appeler cela ainsi. Pour finir, je dirai simplement qu’elle désirerait sûrement revenir dans la société et faire comprendre et toutes ces créatures que la sauvagerie et la cruauté ne mènent à rien, mais autant essayer de faire entendre raison à un sourd aveugle … * Histoire : Tout commença un beau matin, en plein milieu d’un été, d’une chaleur et d’une douceur délicate. Des effluves variés, des senteurs florales parfumées, une petite brise estivale, et une douce musique circulaient dans l’air, un peu lourd. Un panorama magnifique, une demeure à en couper le souffle, grande, majestueuse, derrière elle un parc imposant, verdoyant. Des gens qui dansaient, jouaient, criaient, s’amusaient … Quand soudain, des cris retentirent, une femme tomba à terre, la maîtresse de maison attendait un enfant. Tous les gens de l’assistance accoururent vers elle, et l’amenèrent à sa chambre. Quelques minutes plus tard naquit ce qui allait devenir la tornade de cette demeure aux couleurs chaudes, et riches, oui riches ! Une petite fille, à la beauté ensorcelante, venait de venir en monde en ce mois de juillet, où fêtes se succédaient. Les parents de la jeune enfant, le Comte et la Comtesse de la Fleuriaye étaient les riches propriétaires de quatre demeures aux quatre coins de la France. Riches, oui, ils l’étaient, puissants aussi, et connus de surcroît. Ils avaient une place importante dans la société, de l’argent en ne plus savoir en faire, et des amis … Revenons-en à la fillette. Cette dernière, à peine sortie du ventre de sa mère, fut la source de toutes les agitations, de l’attention. Elle était belle certes, mais elle était promise à un destin bien étrange. Les gens dansaient, criaient, chantaient, étaient heureux, et célébraient avec entrain la venue du premier enfant de l’heureux couple. La mère, Marie-Sophie de la Fleuriaye, anciennement Delassade, était une femme aux nombreux charmes, et d’une grande culture. Cette jeune femme, d’à peine une vingtaine années, était la plus belle créature qu’on n’est jamais vu sur cette terre. Grande, blonde, au cou de cygne, une blancheur immaculée … La père, Jean-Édouard de la Fleuriaye, était un homme charmant, extraverti, d’une prestance incomparable, et c’était bien son plus grand atout après l’argent que lui avait laissé ses parents. Lui-même était d’une grande beauté, grand, brun et yeux de braise, et au teint hâlé, il en avait fait battre des cœurs, avant de se lier avec celle qui fut la mère de son premier enfant. Avec des géniteurs pareils, tous se disaient que l’enfant allait devenir la plus belle femme qu’on n’ai jamais vu, et ils n’avaient pas tord … Les années s’écoulèrent, et plus le temps passait, plus le caractère de la fillette s’affirmait. Comme vous vous en doutez certainement, elle était pourrie gâtée, et ses caprices n’avaient d’égal que ses colères. Colérique, pour sûr qu’elle l’était. Une vraie tornade ! Un ouragan ! Les gens du château la craignaient, tout autant que ses cousins. En plus de cela, c’était une vraie petite poupée de porcelaine, en aucun cas il ne fallait la touché où vous déclenchiez colères, et cris à n’en plus entendre. C’était une petite fille, versatile, attachée à son apparence. Chaque jour, elle devait changer de toilette, jamais deux fois la même, à ça jamais ! Un bain, tous les deux jours, sinon, elle rentrait dans une colère incroyable. Elle devait avoir en permanence sa coiffeuse avec elle, et une servante attitrée, par qu’elle puisse lui tirer les cheveux où la chagriner d’une quelconque manière. Cette fillette était une vraie peste, une plaie. Mais personne n’osait lui dire quoi que ce fût, alors ça jamais, c’était le petit trésor, la merveille de cette demeure. Et même après tout cela, ces parents étaient les plus disposés à s’écraser devant leur fille, même si c’étaient des gens très sensés. Malgré son caractère bien trempé, elle était très douée pour les arts, et comprenait très vite ce qu’on lui enseignait, quand elle prenait la peine d’écouter pendant ses leçons. Danse, chant, parfois théâtre, cela était ses matières préférées. Mais elle appréciait aussi la lecture, l’écriture, et même l’astronomie. Voilà, qui rattrapait en quelque sorte ses écarts de conduite et ses crises journalières. Puis, le temps continua de s’écouler, lentement mais certainement. La petite fille, devint bientôt une jeune fille, une jeune fille de toute beauté, aucun mot n’était assez clair, adéquat, pour décrire sa prestance et son charme. Ses parents ne pouvaient la renier … Des cheveux bruns, tirant sur le noir, comme son père, un cou de cygne, fin et dégagé, une blancheur immaculé, comme sa mère. Par contre, elle était plus petite que prévue … Mais cela ne lui rajoutait que du charme, encore et encore. Elle était magnifique, une représentation divine sur terre, une sculpture grecque de chair et d’os. Ses parents en étaient très fiers, et il savait qu’ils n’auraient aucun mal à la marier, alors ça non. A peine rentrer dans sa quatorzième année, que les prétendants affluaient de toutes parts. Bien sûr, elle était encore un peu trop jeune. Par contre, elle était toujours aussi capricieuse et bornée. Et, d’une moue boudeuse, elle réussissait à obtenir tout ce qu’elle voulait de n’importe qui. Personne n’avait su lui résister. Et elle en était fière. Elle avait conscience de son charme, de son intelligence, de tous ses atouts, et elle savait s’en servir. Un soir, alors qu’elle devait rentrer d’une soirée chez l’un de ses cousins, il lui prit la fantaisie de repartir plus tard, contraignant le chauffeur de la diligence de revenir au château, après avoir ramené les parents de la jeune fille quelques heures plus tôt. La nuit était noire, et il devait bien être minuit passé. Le chauffeur était exténué mais Eziline s’en contrefichait, elle avait pu passé plus de temps à la soirée, et maintenant elle voulait rentrer que cet homme soit fatigué ou non. Elle monta dans la diligence, elle était seule. L’homme finit par arriver et s’installa à sa place de cochet. Eziline soupira la fatigue devenait de plus en plus forte. Elle n’avait que quinze ans après tout, et n’était pas à outre mesure habituée à ce genre de soirée, enfin en quelque sorte. La vérité était que mademoiselle avait passée toute l’après-midi dehors, à jouer, et pour finir sur le dos d’un canasson en pleine forêt. Et après cette soirée, elle était éreintée … L’homme joua du fouet, et le cheval partit. Eziline, à bout de force, s’endormit sans crier gard. Soudain, le hennissement du cheval la réveilla en sursaut. Elle rouvrit les yeux, et hurla au cochet de se remettre en route, mais il ne semblait pas vouloir répondre. Elle attendit un moment, puis au bord de la crise de nerf, sortit de la diligence pour aller rosser le misérable, tant que possible. Mais à sa grande surprise le pauvre malheureux s’était endormi. Horreur ! Elle serra les poings, affichant une moue enfantine. Elle avança vers l’homme et commença à le secouer dans tous les sens, tentant en vain de le réveiller. Ce dernier, un vieillard d’une soixantaine d’années, plutôt bien portant la journée, était d’un sommeil de plomb la nuit. Impossible de le réveiller ! Eziline regarda autour d’elle, d’un air apeuré et furieux à la fois. Au moins, elle n’était pas perdue en campagne. Elle était en ville, mais quelle ville !? Elle soupira, sentant les larmes lui monter aux yeux. Debout, en plein milieu d’une ruelle sombre, elle se sentait seule au monde, et pourtant … Et pourtant, d’ici lui parvenait une musique étrange, non des chants ! Oui, elle entendait des gens chanter. A quelques pas de là, se trouvait une taverne aux lumières chaudes et en quelque sorte rassurantes. Un sourire apparut sur son visage, heureuse en quelque sorte, elle se mit à marcher en direction du lieu de fête. Soudain, elle sentit une peur étrange monter en elle. Elle ne connaissait personne en ces lieux et si ces gens étaient malveillants. Elle se sentit alors faible et impuissante, mais s’en était de trop pour fierté, si bien qu’elle serra les poings et partit d’un pas décidé en direction de la taverne. Devant le bâtiment décrépi, elle hésita un moment, puis donna un grand coup dans la porte. Cette dernière s’ouvrit fracas, ne manquant pas de s’écraser contre le mur. Tout les gens, hommes, femmes, se retournèrent et la dévisagèrent avec insistance. Elle semblait pétrifiée, et pourtant, elle s’engagea. Voyant cela, les gens retournèrent à leur occupation sans plus se soucier de la fillette perdue. Elle s’avança vers le bar, et s’assit sur une chaise. A côté d’elle, se tenait un jeune homme d’une vingtaine d’années. Assise, les yeux rivés sur le comptoir, elle était à la recherche d’un plan, d’une idée pour sortit de ce guêpier. Soudain, un bruit sourd, la sortit de sa torpeur, l’homme à côté d’elle, venait d’éclater un verre dans sa main. Il saignait mais semblait tout fier, et en aucun cas dérangé par tout ce sang, ni par la douleur, et tous les bouts de verre planté dans sa chair. Loin de là, il riait, encore et encore. Eziline leva les yeux et le jaugea. Ses lèvres s’entrouvrirent dans une expression de béatitude. Il était d’une beauté peu commune. Sombre, ténébreux, il ressemblait à ces héros romanesques que la jeune fille avait l’habitude de côtoyer durant ses lectures. Il avait les cheveux d’un noir de jais inhabituel, et des yeux semblables à un brasier. La jeune fille était sans voix. Soudain, ce dernier se retourna et déposa son regard sur la jeune fille, pétrifié. Un sourire narquois apparut sur les lèvres de l’éphèbe. Il était amusé. Soudain, la fierté de la jeune fille revint à galop et elle lança, boudeuse, enfantine : « Qu’avez-vous ?! Impertinent que vous êtes ! Vous vous riez de moi ?! »
L’homme éclata de rire. Il avait du mal à croire ce qu’il venait d’entendre, pour qui se prenait cette petite peste ? Pourtant, il ne semblait pas énervé, juste amusé, par l’attitude bien étrange de cette gamine. Il la regarda, hilare et s’écria : « Ce que j’ai ?! Je me ris de vous, petite impertinente ! »Eziline devint rouge, rouge à en mourir, colère et de honte sûrement. Elle était folle de rage. Jamais on ne l’avait traité de la sorte. Son honneur et sa fierté en prenaient un coup. Elle s’écria alors : « Je ne vous permet pas ! Et puisque c’est ainsi, je vous ordonne de me ramener chez moi, sur-le-champ ! »
L’homme n’en pouvait plus de rire. Lui aussi devenait rouge. La jeune fille de son côté n’appréciait guère ce genre de comportement à son égard. Personne ne s’était ainsi comporté avec elle, et elle ne l’accepterait pas. Elle était trop fière pour cela. L’homme s’arrêta soudain de rire, et la regardant de ses yeux de feu, il lança : « Et pourquoi cela jeune fille ?! Vous m’insultez et je devrais vous reconduire jusqu’à votre demeure ? Allez au diable ! »Sa voix était forte, et viril. Eziline frissonna. La peur commençait à s’emparer de son corps. Elle était médusée. Il fallait qu’elle sorte d’ici, qu’elle regagne la diligence, même si c’était pour y passe la nuit. Au diable les convenances quand on est entouré de fous ! Elle se leva de son tabouret, faillit tomber et s’engagea vers la sortit. La main sur la poignée, elle sentit un souffle dans sa nuque. Elle se retourna prestement, et tomba nez à nez avec l’éphèbe. Elle déglutit et le regarda dans les yeux. Il s’approcha un peu plus, et s’hasarda à dire : «Excusez mon odieux comportement jeune demoiselle, je suis tout disposé à vous ramener chez vous … »Un sourire doucereux dessiné sur les lèvres, il entendait sa réponse. Eziline, quand à elle, était incapable de formuler la moindre phrase, trop déconcertée par la beauté de cet homme. Tremblotante, elle bafouilla quelques paroles sans vraisemblance. Elle était à la fois fascinée et morte d’angoisse. Jamais elle ne s’était trouvée dans pareille situation, elle n’était pas préparée à cela. Jamais, on ne lui avait dit que faire quand son cochet s’endort brutalement, et qu’un éphèbe ténébreux vient vous proposer de vous reconduire chez vous. L’homme sourit, prit entre son pouce et son index le menton de la jeune fille, et dit : « C’est d’accord, je vous reconduis … » |
|  | | Marie-Eziline Fleuriaye Simple Vampire

Nombre de messages: 10 Date d'inscription: 24/06/2007
 | Sujet: Re: Marie-Eziline De Fleuriaye[ Validé] Lun 25 Juin - 17:53 | |
| Il la saisit alors par la taille, et l’entraîna avec lui au dehors. Ils passèrent devant la diligence, puis s’aventurèrent dans une sombre ruelle. Soudain, Eziline perdit connaissance. Lorsqu’elle se réveilla, elle était allongée sur un lit, dans une chambre. Il y faisait sombre, et rien n’était visible à part une petite table de chevet. Eziline porta une main à sa tête, et découvrit qu’elle saignait. Oui, elle se souvenait avoir ressentit une violente douleur au niveau de la tête. Elle rassembla ses forces, et s’assit. Elle se sentait faible. Pourtant, le pire n’avait pas encore eu lieu … Elle eut un espèce de spasme, et frissonna. Elle se sentait extrêmement mal, et la situation n’arrangeait rien à son malaise. Soudain, elle entendit des pas. La porte de la chambre s’ouvrit et une lumière vive -d’une bougie sûrement- arriva jusqu’à elle. Elle reconnu alors l’éphèbe, ce dernier se tenait debout dans l’encolure de la porte. Elle frissonna à nouveau. Il ferma la porte et s’avança vers la jeune fille. Le noir était revenu. Elle sentait ses pas sur le sol qui devait entre recouvert d’un tapis. Elle se sentit défaillir, c’était comme si son corps et son être était en train de se décomposer sans qu’elle ne puisse rien y faire. L’homme s’assit sur le bord du lit. Eziline entendait sa respiration, lente, ténébreuse. Elle se laissa tomber en arrière, sa tête heurta un oreiller, douce sensation. Soudain, elle sentit une main frôler ses chevilles, elle tressaillit. Et pourtant, elle se laissa faire, ne se sentant la force de contre-attaquer. L’homme s’avança, silencieux. Sans qu’elle ne s’en aperçoive, il la releva. De nouveau assise, elle sentait les mains de l’homme défaire les lacets du corset de sa robe. Sa poitrine se soulevait, redescendait nerveusement. Elle avait peur. Il fallait qu’elle fasse quelque chose … Sans crier garde, elle se releva, descendit du lit et partit en direction de la porte. Mais celle-ci refusa de s’ouvrir. L’homme glissa derrière elle, la saisissant par la taille. Son souffle sur sa nuque … ses mains continuant de défaire les lacets, puis soudain, la robe tomba à terre. Elle se sentit défaillir. Elle aurait voulu hurler, mais rien ne sortit … L’homme la retourna face à lui, et la plaqua contre la porte. Ses mains s’hasardaient sur les sous-vêtements de la jeune fille qui se retrouva bientôt nue. Il redoubla ses caresses et porta ses lèvres à celles d’Eziline, qui prolongea ce baiser. Elle tremblait de tout son corps. Elle laissa sa tête retomber en arrière, se livrant corps et âmes et cet homme, venu de nulle part. L’homme descendit, et posa ses lèvres dans le cou de la fillette, l’embrassant. Sa main droite descendit et atteint l’intimité de la jeune fille. Et une chaleur étrange envahit son bas-ventre. Ses soupirs devinrent des gémissements. L’homme semblait s’en amuser grandement. Caressant la poitrine de l’enfant de la main gauche, il augmenta l’action de la main droite. La fillette ne cessait de gémir … l’homme s’en repaissait, il aimait l’entendre. Soudain, la jeune fille sentit une douleur saisissante dans son cou. Puis un liquide chaud se mit à ruisseler le long de son corps. L’homme se retira … elle tomba à terre, inerte. Quand elle se réveilla, elle était allongée à la l’arrière de la diligence. Celle-ci venait d’arriver dans le domaine. Elle était chez elle. Sur le coup, les choses étaient bien confuses dans sa tête. Le soleil ne s’était pas encore levé, et il lui semblait n’avoir jamais quitté la diligence. Soudain, elle sentit un pincement au niveau de son cou, elle y porta la main et découvrit, médusée, deux petits points de sang. Son cœur s’arrêta de battre un instant. Se pouvait-il que … ? Elle réalisa alors que la lumière du jour lui serait fatale si elle s’en approchait. Elle décida de quitter sa demeure, de peur que ses proches la renient ou pire … ! Elle regagna une ville, son nom restera dans l’ombre, et y vécu bon nombre d’années avant de devoir changé. Elle vagabonda ainsi, pendant des années. Changeant peu à peu de mentalité, et comprenant qu’une vie est précieuse … car on n’a qu’une. Elle n’avait pas honte de ce qu’elle était, elle avait juste honte de s’être fait avoir de la sorte. Elle avait compris que le temps de l’insouciance était à présent terminé et qu’il fallait qu’elle prenne les choses en main. Les choses semblaient se gâter en ville, et il fallait qu’elle trouve un endroit où elle serait en sécurité, car les villageois commençaient à comprendre ce qui se passait, les disparitions, les meurtres … Un jour, elle décida de partir de tout abandonner derrière elle. Elle en avait assez, et plus le temps passait plus elle comprenait qu’il ne servait à rien de s’attacher à des choses matérielles, aux lieux, puisque de toutes manières elle était obligée de changer de ville régulièrement afin de ne pas attirer les soupçons de son entourage. Bien sûr, dans son périple, elle fit pas mal de mauvaises rencontres. Et un soir alors qu’elle se dirigeait vers une ville, dont je tairai le nom, elle fit la connaissance d’une homme étrange, un certain Scyril, apparemment il n’avait aucun patronyme, mais ça n’importait peu. Ce dernier et Ezi se lièrent très vite d’amitié, et passèrent au niveau supérieur : ils devinrent amants. Ils s’aimaient, enfin en quelque sorte. Pour dire vrai la seule chose qui les intéressaient dans cette relation, et bien, c’était le Se*e. L’amour … Ezi n’y trouvait rien de vraiment palpitant, et n’y avait jamais compris grand-chose. Enfin, bref … Mais cet homme, Scyril, n’était pas un saint. Vampire, lui aussi, il avait très mauvaise réputation dans la ville dite. Il était fou … assoiffé de sang, enfin un vampire comme tant d’autre me direz-vous. Mais pas tout à fait, il était pire ! Jamais sur terre, on n’avait vu un être tel que lui. D’apparence il était absolument normal, grand, brun, des yeux vides et profonds, un teint pâle … Mais il vouait un culte au satanisme incroyable. Si bien que durant le temps de leur relation, il y convertit Eziline, qui pendant cette période, s’adonna corps et âme à sa nouvelle religion. Abandonnant tout ce qu’elle possédait, elle partit avec Scyril. Ce dernier la contraint à faire des choses innommables, et, entre autre, à se recouvrir le corps de tous ces morceaux de métal. En ce temps-là, elle n’avait pas encore acquit la sagesse de ses 177 ans, et cela se voyait. Elle faisait tout et n’importe quoi, se laissant corrompre sans riposter. Mais le temps de l’insouciance passa bien vite, et se rendant compte des erreurs qu’elle avait commises, elle quitta Scyril et décida de prendre le temps de réfléchir sur ce pourquoi elle était sur terre. Prenant de l’âge, de la maturité, elle ouvrit peu à peu les yeux sur le monde. Elle prit conscience de bon nombre de choses et décida par la même occasion de regagner un lieu peuplé où elle pourrait perfectionner son savoir, accroître sa culture, et prendre le temps de s’adonner aux arts, choses pour lesquelles elle était très douée depuis son jeune âge. Elle entendit alors parler d’une ville du nom Lethum, l’ancien Paris, elle décida donc de s’y rendre tentant le tout pour le tout. Rang : Aucun Particularité, Signe particulier ? : De nombreux morceaux de métal, d’argent, en plusieurs endroit du corps, ainsi que des marques noires, tatouages. Elle possède aussi une parure qui date de l’accident. Si vous avez d'autres choses à écrire c'est ici ;) Même si durant le passé, elle a fricoté avec Satan pour parler franchement, elle est désormais hors de toute religion. Les seules marques qui restent sont ses tatouages et morceaux métalliques qui ornent son corps. Elle n’accorde de l’importance qu’à la vie en elle seule. Les choses spirituelles divines ne l’intéressent pas, ou plus. Mais … certains soirs, où par ivresse -ce qui arrive très rarement- elle se laisse embarquer dans une combine douteuse, il se pourrait qu’elle participe à certain rites, ce qui lui ait déjà arrivé par le passé … |
|  | | Jaekel Graham Admin ~ Maître Religieux

Nombre de messages: 37 Date d'inscription: 02/05/2007
 | Sujet: Re: Marie-Eziline De Fleuriaye[ Validé] Lun 25 Juin - 18:08 | |
| Re bienvenue très chère , Superbe fiche et personnage génial à mon goût ! Je te souhaite un bon rp à nouveau ! FICHE VALIDEE
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|  | | | | Marie-Eziline De Fleuriaye[ Validé] | |
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